Examen du permis Question n°25

De quelle couleur est le voyant qui indique une défaillance du système de freinage ?

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Question n°25 De quelle couleur est le voyant qui indique une défaillance du système …
Comprendre en profondeur

Échappement : catalyseur, filtre à particules et contrôle pollution

Comprendre le système d'échappement, le rôle du catalyseur et du FAP, et les enjeux de pollution pour l'examen du permis.

Une usine chimique sous votre voiture

Votre moteur brûle du carburant. Pas proprement — aucun moteur ne brûle proprement. Chaque explosion dans un cylindre produit du monoxyde de carbone (CO), des oxydes d’azote (NOx), des hydrocarbures imbrûlés (HC) et, pour les diesels, des particules fines — de la suie microscopique qui s’infiltre au plus profond des poumons. Ce cocktail sort des chambres de combustion à plus de 800 °C, poussé par la pression des gaz.

Entre ce mélange toxique et l’air que respire le piéton derrière vous, il y a un tube d’acier d’un mètre cinquante bourré de technologie. C’est le système d’échappement, et son composant central — le pot catalytique — fonctionne à 400 °C en permanence, transformant des poisons en substances relativement inoffensives par réaction chimique. Une usine de traitement des déchets qui tient sous le plancher d’une Clio, et qui fait ce travail en silence depuis plus de trente ans.

Le premier pot catalytique grand public est apparu aux États-Unis en 1975, imposé par le Clean Air Act. L’Europe a suivi en 1993, quand la norme Euro 1 l’a rendu obligatoire sur toutes les voitures neuves à essence. En trois décennies, les émissions de CO par véhicule ont chuté de plus de 95 %. Mais le nombre de voitures a doublé. La course entre la technologie et le volume n’est pas terminée.

Ce qui sort d’un moteur

Pour comprendre ce que fait le catalyseur, il faut d’abord savoir ce qu’il reçoit. La combustion d’essence ou de gazole produit toujours les mêmes sous-produits :

Polluant Origine Danger
CO (monoxyde de carbone) Combustion incomplète — pas assez d’oxygène Gaz inodore, incolore, mortel. Se fixe sur l’hémoglobine à la place de l’oxygène
NOx (oxydes d’azote) L’azote de l’air réagit avec l’oxygène sous l’effet de la chaleur extrême Irritant respiratoire, précurseur de l’ozone troposphérique et des pluies acides
HC (hydrocarbures imbrûlés) Carburant qui traverse le cylindre sans brûler complètement Cancérigènes (benzène notamment), contribuent au smog
Particules fines (PM2.5) Surtout diesel : combustion incomplète du gazole Pénètrent les alvéoles pulmonaires, passent dans le sang, augmentent les risques cardiovasculaires
CO₂ (dioxyde de carbone) Produit normal de toute combustion d’hydrocarbure Non toxique directement, mais gaz à effet de serre majeur

Le CO₂ est le seul que le catalyseur ne traite pas — et pour cause, c’est le produit final souhaité de la combustion. Réduire le CO₂ passe uniquement par la réduction de consommation. Les quatre autres, en revanche, sont la cible directe du système d’échappement.

Le catalyseur : trois réactions en un bloc

Le pot catalytique d’une voiture essence moderne est dit “trois voies” parce qu’il traite simultanément trois familles de polluants. À l’intérieur, un nid d’abeille en céramique — des milliers de micro-canaux parallèles — est recouvert d’une couche ultra-fine de platine, de palladium et de rhodium. Ces métaux précieux accélèrent les réactions chimiques sans se consommer eux-mêmes — c’est le principe d’un catalyseur.

Les trois réactions :

  1. Oxydation du CO : le monoxyde de carbone (CO) + oxygène → dioxyde de carbone (CO₂). Un poison mortel devient un gaz banal.
  2. Oxydation des HC : les hydrocarbures imbrûlés + oxygène → CO₂ + eau (H₂O).
  3. Réduction des NOx : les oxydes d’azote sont décomposés en azote (N₂) + oxygène (O₂). L’azote retourne à l’atmosphère dont il vient — l’air est composé de 78 % d’azote.

Ce qui entre : CO, NOx, HC — trois familles de polluants dangereux. Ce qui sort : CO₂, N₂, H₂O — du gaz carbonique, de l’azote et de la vapeur d’eau.

La réaction ne démarre qu’au-dessus de 300-400 °C. C’est la “température d’amorçage.” Tant que le catalyseur est froid — les deux premières minutes après un démarrage — il ne filtre quasiment rien. C’est pour cette raison que les trajets courts en ville sont les plus polluants par kilomètre : le catalyseur n’a jamais le temps de monter en température.

2 à 5 grammes

Quantité de métaux précieux (platine, palladium, rhodium) dans un pot catalytique. Au cours du platine actuel, ces quelques grammes valent entre 150 et 400 euros — ce qui explique l’épidémie de vols de catalyseurs. En France, les vols ont explosé depuis 2020, ciblant particulièrement les SUV et les véhicules hybrides dont le catalyseur, moins sollicité, contient des métaux moins usés.

Le filtre à particules : attraper la suie

Le catalyseur trois voies règle le problème des gaz. Mais les moteurs diesel — et, depuis la norme Euro 6, les moteurs essence à injection directe — produisent aussi des particules solides. Des fragments de carbone microscopiques, 20 à 30 fois plus petits qu’un cheveu humain, que les poumons ne savent pas expulser.

Le filtre à particules (FAP, ou DPF en anglais) est un piège physique : un bloc de céramique poreuse avec des canaux alternativement bouchés. Les gaz doivent traverser les parois poreuses pour passer d’un canal à l’autre — et les particules restent piégées dans la céramique.

Efficacité : plus de 99 % des particules sont retenues. C’est spectaculaire. Mais il y a un problème : le filtre se remplit.

La solution s’appelle la régénération. Quand le filtre atteint un certain niveau de charge, le calculateur moteur injecte du carburant supplémentaire pour élever la température des gaz d’échappement au-dessus de 600 °C. À cette température, la suie accumulée brûle — elle se transforme en CO₂. Le filtre se nettoie de l’intérieur.

Cette régénération se fait automatiquement, en roulant, et le conducteur ne la remarque généralement pas. Mais elle nécessite une condition : rouler assez longtemps à un régime suffisant. Sur autoroute, aucun problème. En ville, avec des trajets de trois kilomètres moteur froid, le filtre ne se régénère jamais. Il se colmate. Le voyant moteur s’allume. Et le remplacement d’un FAP coûte entre 1 000 et 2 500 euros.

Si vous roulez exclusivement en ville sur de courts trajets, le filtre à particules de votre diesel ne se régénère jamais correctement. Les garagistes recommandent de rouler au moins 20 à 30 minutes sur route ou autoroute une fois par mois pour déclencher une régénération complète. C’est l’un des arguments qui ont accéléré le déclin du diesel en milieu urbain — un moteur diesel qui ne sort jamais de la ville finit par s’étouffer avec sa propre suie.

Le monoxyde de carbone : le tueur invisible

De tous les polluants automobiles, le CO est le plus immédiatement dangereux pour les occupants du véhicule. Inodore, incolore, indétectable sans appareil. Il se fixe sur l’hémoglobine sanguine avec une affinité 200 fois supérieure à celle de l’oxygène. Le sang transporte du CO au lieu de l’O₂. Les cellules suffoquent.

Chaque hiver, les pompiers interviennent pour des intoxications au CO dans des garages fermés. Le scénario est toujours le même : quelqu’un fait tourner le moteur “quelques minutes” dans un garage sans ventilation — pour chauffer l’habitacle, pour faire un réglage, pour écouter la radio. En dix minutes, la concentration de CO dans un garage de 30 m³ atteint des niveaux mortels.

Un garage fermé, un moteur qui tourne, et pas de ventilation — c’est tout ce qu’il faut.

Ne faites jamais tourner un moteur dans un espace clos. Un garage domestique sans ventilation se remplit de monoxyde de carbone en quelques minutes. Les premiers symptômes — maux de tête, nausées, somnolence — sont ceux que le CO provoque en privant votre cerveau d’oxygène. Si vous les attribuez à de la fatigue et restez dans le garage, vous perdez conscience. Chaque année en France, le CO tue environ 300 personnes et en intoxique 3 000 autres.

Crit’Air : la vignette qui classe votre pollution

Depuis 2017, la France utilise un système de vignettes colorées pour classer les véhicules selon leurs émissions : le dispositif Crit’Air. Six niveaux, de Crit’Air 0 (véhicule électrique, zéro émission locale) à Crit’Air 5 (diesel d’avant 2001), plus les véhicules “non classés” trop anciens pour recevoir une vignette.

Le principe est simple : plus le véhicule est récent et moins il pollue, meilleure est sa vignette. La norme Euro du véhicule — inscrite sur la carte grise, champ V9 — détermine la classe.

Vignette Couleur Véhicules concernés
Crit’Air 0 Verte Électrique, hydrogène
Crit’Air 1 Violette Essence Euro 5/6 (après 2011), hybrides rechargeables
Crit’Air 2 Jaune Essence Euro 4 (2006-2010), diesel Euro 5/6 (après 2011)
Crit’Air 3 Orange Essence Euro 2/3 (1997-2005), diesel Euro 4 (2006-2010)
Crit’Air 4 Bordeaux Diesel Euro 3 (2001-2005)
Crit’Air 5 Grise Diesel Euro 2 (1997-2000)

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) utilisent ces vignettes pour restreindre la circulation. Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Toulouse et d’autres métropoles interdisent progressivement les vignettes les plus élevées. En 2025, les Crit’Air 3 et plus ne peuvent plus circuler dans le Grand Paris en semaine. Le calendrier se durcit chaque année.

L’examinateur peut demander : « À quoi sert la vignette Crit’Air ? » Réponse : elle classe le véhicule selon son niveau d’émissions polluantes. Elle est obligatoire pour circuler dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE) et lors des pics de pollution, quand la circulation différenciée est activée. La vignette se colle sur le pare-brise, en bas à droite.

La sonde lambda et le contrôle technique

Le catalyseur ne fonctionne correctement que si le mélange air-carburant est précis. Trop riche (trop de carburant), et le CO et les HC augmentent. Trop pauvre (trop d’air), et les NOx explosent. Le ratio idéal s’appelle le mélange stœchiométrique : 14,7 grammes d’air pour 1 gramme d’essence.

Pour maintenir cet équilibre, une sonde lambda (ou sonde à oxygène), placée dans la ligne d’échappement, mesure en permanence la quantité d’oxygène résiduel dans les gaz. Le calculateur moteur ajuste l’injection en temps réel — des dizaines de corrections par seconde.

C’est cette boucle sonde-calculateur-injecteur qui rend possible l’efficacité du catalyseur trois voies. Sans elle, le catalyseur serait débordé.

Le contrôle technique vérifie cette chaîne depuis 2019 avec un test renforcé. Le taux de CO à l’échappement, l’opacité des fumées pour les diesels, et — sur les véhicules récents — le bon fonctionnement du système OBD (diagnostic embarqué) qui surveille le catalyseur et le FAP en permanence. Un catalyseur vieillissant ou un FAP supprimé (pratique illégale mais répandue) entraîne un refus au contrôle technique. Le contre-visite est obligatoire dans les deux mois.

Question fréquente à l’examen : « Quels gaz polluants sont émis par un véhicule ? » Retenez les trois familles : monoxyde de carbone (CO), oxydes d’azote (NOx), hydrocarbures imbrûlés (HC). Pour les diesels, ajoutez les particules fines. Le CO₂ n’est pas un polluant toxique au sens strict mais un gaz à effet de serre. Le catalyseur traite CO, NOx et HC. Le filtre à particules traite les particules fines. Rien ne traite le CO₂ à l’échappement — seule la sobriété de consommation le réduit.

La chimie silencieuse

Tout ce système — catalyseur, filtre à particules, sonde lambda, calculateur — fonctionne sans intervention du conducteur, sans bruit, sans entretien courant. Il s’use lentement : un catalyseur dure 150 000 à 200 000 kilomètres, un FAP à peu près autant s’il est correctement régénéré.

Le conducteur n’a qu’une chose à faire : ne pas l’ignorer quand ça dysfonctionne. Le voyant moteur orange (le pictogramme d’un moteur stylisé) signale un problème dans la chaîne antipollution — sonde lambda fatiguée, catalyseur en perte d’efficacité, FAP colmaté. Ce n’est pas un voyant d’urgence comme la pression d’huile ou la température : vous pouvez continuer à rouler prudemment. Mais c’est un voyant qui dit “faites diagnostiquer”, pas “ignorez-moi pendant six mois.”

Et puis il y a l’autre réalité, celle qui ne concerne pas la mécanique mais la vie quotidienne : un moteur qui tourne dans un espace fermé peut tuer. Pas en théorie. Pas dans des circonstances exceptionnelles. En dix minutes, dans un garage ordinaire, avec un moteur ordinaire. Le monoxyde de carbone ne prévient pas. Le système d’échappement est conçu pour traiter les gaz et les rejeter à l’air libre — pas pour rendre l’air respirable dans un volume clos. Cette distinction, à elle seule, vaut toutes les questions d’examen.

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