Examen du permis Question n°16

Contrôlez l’état, la propreté et le fonctionnement du ou des feux de brouillard arrière.

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Question n°16 Contrôlez l’état, la propreté et le fonctionnement du ou des feux de …
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Feux de brouillard arrière : quand les allumer, quand les éteindre

Tout sur les feux de brouillard arrière : conditions d'utilisation, réglementation, pourquoi ils éblouissent par temps clair et ce que l'examinateur attend.

Cette lumière rouge qui vous agresse les yeux

Autoroute A6, un mardi soir de novembre. Il pleut modérément. Vous roulez à 110 km/h, concentré, les essuie-glaces en cadence. Et là, à trois mètres devant votre pare-brise, un point rouge incandescent vous transperce la rétine. Pas un feu stop — trop constant, trop agressif. Le conducteur devant vous a allumé son feu de brouillard arrière. Il pleut un peu. Il n’y a pas de brouillard. Et cette lumière rend tout pire.

Ce feu, conçu pour sauver des vies dans des conditions de visibilité quasi nulle, est devenu l’un des équipements les plus mal utilisés sur la route. Et le malentendu commence par une question simple : à quel point ce feu est-il puissant ?

21 watts de rouge pur

Un feu arrière de position — le petit rouge qui signale votre présence la nuit — consomme environ 5 watts. C’est discret, conçu pour être visible sans gêner. Un feu de brouillard arrière, lui, fonctionne à 21 watts. C’est exactement la même puissance qu’un feu stop.

Relisez ça. Votre feu de brouillard arrière a la même intensité lumineuse que la lampe qui s’allume quand vous freinez. Un seul point rouge, aussi brillant qu’un freinage, allumé en permanence.

Vous suivez un véhicule sous la pluie. Son feu de brouillard arrière est allumé. Depuis cinq minutes, votre cerveau s’est habitué à ce point rouge intense. Le conducteur freine. Qu’est-ce qui change ? Presque rien. Son feu stop s’allume, mais il a la même puissance que le feu de brouillard qui brillait déjà. Vous perdez le signal d’urgence le plus fondamental de la conduite : la différence entre « je suis là » et « j’ai freiné ». Sous la pluie, les gouttelettes en suspension diffusent la lumière rouge en un halo qui noie tout. Stop et brouillard se fondent ensemble.

C’est le paradoxe central du feu de brouillard arrière mal utilisé : en voulant être plus visible, le conducteur masque ses propres freinages. L’équipement de sécurité devient un facteur de risque.

21 W

Puissance d’un feu de brouillard arrière — identique à celle d’un feu stop. Quand les deux sont allumés simultanément, le conducteur suiveur ne peut plus distinguer le freinage de la simple présence.

La règle des 50 mètres

Le Code de la route est précis sur ce point : les feux de brouillard arrière ne doivent être allumés que lorsque la visibilité tombe en dessous de 50 mètres. Pas 200 mètres. Pas 100 mètres. Cinquante.

À quoi correspondent 50 mètres sur la route ? Comptez les lignes blanches discontinues sur autoroute : chaque trait mesure 3 mètres, chaque intervalle 3,50 mètres. Cinquante mètres, c’est environ 7 à 8 marquages au sol. Autrement dit : si vous voyez le véhicule devant vous à plus de 12 ou 13 longueurs de voiture, la visibilité est supérieure à 50 mètres. Vos feux de brouillard arrière n’ont rien à faire allumés.

La pluie, dans l’immense majorité des cas, ne fait pas tomber la visibilité sous 50 mètres. Une averse forte peut descendre à 100 ou 150 mètres. Il faut un déluge exceptionnel — le genre qui vous fait quitter l’autoroute — pour passer sous les 50 mètres. Et pourtant, dès les premières gouttes, des milliers de conducteurs appuient sur le bouton du feu de brouillard arrière. Par réflexe, par prudence mal placée, par confusion avec les feux de croisement.

Condition météo Visibilité typique Feu de brouillard arrière ?
Pluie légère 300–500 m Non
Pluie forte 100–200 m Non
Pluie torrentielle 50–80 m Seulement si < 50 m
Brouillard léger (brume) 200–1 000 m Non
Brouillard dense < 50 m Oui
Neige forte / blizzard < 50 m Oui
Tempête de sable < 50 m Oui

Utiliser les feux de brouillard arrière hors conditions de brouillard dense, de neige forte ou de visibilité inférieure à 50 m constitue une contravention de 4e classe : 135 € d’amende. Le Code de la route l’impose aussi dans l’autre sens : dès que la visibilité repasse au-dessus de 50 m, vous devez les éteindre.

Le piège de l’asymétrie

Les feux de brouillard avant — ceux qui éclairent le bord de la chaussée en nappe basse — se coupent automatiquement quand vous éteignez le contact sur la plupart des véhicules. Redémarrez le moteur, ils sont éteints. Logique.

Les feux de brouillard arrière, eux, ne suivent pas toujours cette logique. Sur beaucoup de modèles, ils restent activés tant que vous ne les coupez pas manuellement. Et voici le détail qui aggrave tout : quand vous passez des feux de route aux feux de croisement, les feux de brouillard arrière ne s’éteignent pas. Quand vous basculez en feux de position, ils ne s’éteignent pas non plus sur certains véhicules. Ils restent là, 21 watts de rouge braqués sur le conducteur derrière vous, même si le brouillard s’est levé depuis quarante kilomètres.

Ce n’est pas un défaut de conception — c’est une logique de sécurité. Dans un brouillard dense, vous ne voulez pas qu’un changement de feux coupe accidentellement votre signalisation arrière. Mais cette logique crée un problème humain : le conducteur oublie. Il a allumé ses antibrouillards dans un banc de brouillard à Beaune, le brouillard se dissipe à Tournus, et il continue avec ses feux de brouillard arrière allumés jusqu’à Lyon. Cent kilomètres d’éblouissement inutile.

En France, le feu de brouillard arrière unique obligatoire peut être monté à gauche ou à droite, mais il se trouve presque toujours à gauche — du côté le plus proche du flux de circulation venant d’en face ou suivant. Au Royaume-Uni, la réglementation est plus stricte : le feu de brouillard arrière doit être monté sur le côté gauche du véhicule (ou au centre), pour être le plus proche possible du conducteur qui suit sur une route à conduite à gauche.

Lire le tableau de bord

Deux témoins lumineux distincts signalent les feux de brouillard — et les confondre est un classique.

Le témoin des feux de brouillard avant est de couleur verte (ou parfois ambre) avec des rayures horizontales et un faisceau orienté vers la gauche, barré par une ligne ondulée verticale. Le témoin du feu de brouillard arrière est ambre (orange), avec les rayures orientées vers la droite et la même ligne ondulée. L’orientation du faisceau — vers la gauche pour l’avant, vers la droite pour l’arrière — mime la direction de la lumière par rapport au véhicule.

Si le témoin ambre du feu de brouillard arrière est allumé sur votre tableau de bord et que vous voyez correctement la route devant vous, posez-vous une question : la visibilité est-elle vraiment inférieure à 50 mètres ? Si non, coupez-le. C’est un geste de la main sur le commodo ou le bouton dédié — une seconde, pas plus.

Avant versus arrière : deux missions différentes

Les feux de brouillard avant et arrière partagent un nom, mais pas une fonction.

Les feux de brouillard avant sont optionnels. Leur faisceau est large et rasant, conçu pour éclairer les bords immédiats de la chaussée sans que la lumière rebondisse dans les gouttelettes de brouillard et revienne vous aveugler. Ils complètent les feux de croisement par temps dégradé. On peut aussi les utiliser par forte pluie ou en montagne, sur des routes sinueuses peu éclairées.

Le feu de brouillard arrière est obligatoire sur tout véhicule. Un seul suffit réglementairement, même si certains constructeurs en montent deux. Sa mission est radicalement différente : il ne vous aide pas à voir — il vous rend visible aux autres. C’est un signal de présence, une balise rouge de 21 watts qui dit au conducteur derrière vous : « Je suis là, quelque part dans ce brouillard, ne me percutez pas. »

Cette différence de mission explique pourquoi les conditions d’usage diffèrent. Les feux de brouillard avant sont tolérés dans des situations assez variées (pluie forte, route de montagne sinueuse de nuit). Le feu de brouillard arrière, lui, est strictement réservé aux conditions de visibilité inférieure à 50 mètres — parce que dans toute autre situation, il fait plus de mal que de bien.

La réglementation européenne n’impose qu’un seul feu de brouillard arrière, pas deux. Pourquoi ? Dans un brouillard dense, deux feux rouges proches l’un de l’autre peuvent être confondus avec des feux stop, des feux de position, ou créer une illusion sur la largeur et la distance du véhicule. Un point lumineux unique est sans ambiguïté : c’est un feu de brouillard, il signifie visibilité très réduite, adaptez votre conduite.

Le bon réflexe, en trois temps

Allumer le feu de brouillard arrière ne devrait jamais être un automatisme lié à la météo. C’est une décision liée à un chiffre : 50 mètres.

Allumer quand la visibilité tombe sous 50 mètres — brouillard dense, neige abondante, tempête de sable. Vous ne voyez plus les feux du véhicule devant vous ? C’est le moment.

Éteindre dès que la visibilité remonte. Le brouillard se dissipe, la neige faiblit, vous recommencez à voir au-delà d’une centaine de mètres : coupez le feu. Le Code de la route vous y oblige, et le conducteur derrière vous vous en remerciera.

Vérifier en jetant un coup d’oeil au tableau de bord. Le témoin ambre est encore allumé ? Après avoir traversé un banc de brouillard, c’est le réflexe qui fait la différence entre un conducteur attentif et celui qui éblouit tout le monde pendant 100 kilomètres sans le savoir.

Vérification du feu de brouillard arrière : L’examinateur vous demande de vérifier le fonctionnement du feu de brouillard arrière. Allumez les feux de croisement, puis activez le feu de brouillard arrière (commodo ou bouton dédié). Descendez et constatez que le feu rouge s’allume à l’arrière. Vérifiez la propreté et l’absence de fissure. Indiquez quand l’utiliser : uniquement par brouillard dense ou chute de neige forte, quand la visibilité est inférieure à 50 mètres.

Quand utiliser le feu de brouillard arrière ? En cas de brouillard et de chute de neige, lorsque la visibilité est inférieure à 50 mètres. Pas sous la pluie, pas dans la brume légère. Et dès que la visibilité s’améliore, on l’éteint — c’est une obligation, pas une recommandation.

Le feu qu’on oublie d’éteindre

Aucun autre équipement d’éclairage n’a ce profil : extrêmement utile pendant cinq minutes, nuisible pendant les deux heures suivantes. Le feu de brouillard arrière est l’équipement de sécurité dont l’utilité se mesure autant au moment où on l’allume qu’au moment où on pense à l’éteindre.

La prochaine fois que vous verrez ce point rouge agressif danser dans la bruine sur l’A6, vous saurez exactement ce qui se passe. Et la prochaine fois que vous traverserez un banc de brouillard, vous saurez quand appuyer sur le bouton — et surtout, quand appuyer une deuxième fois.

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