Examen du permis Question n°30

Contrôlez l’état, la propreté et le fonctionnement des feux de position à l’avant et à l’arrière du véhicule.

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Question n°30 Contrôlez l’état, la propreté et le fonctionnement des feux de position à …
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Feux de position : rôle, fonctionnement et vérification

Comprendre les feux de position, leur rôle dans la signalisation du véhicule, quand les utiliser et ce que l'examinateur attend à l'examen du permis.

La lumière qui murmure

Il y a des feux qui éclairent la route. D’autres qui la découpent à 200 mètres. Et puis il y a les feux de position — ceux qui ne font rien de tout ça. Leur travail est plus modeste, plus discret, et d’une certaine manière, plus ancien que tout le reste de l’éclairage automobile.

Les feux de position ne sont pas là pour vous aider à voir. Ils sont là pour que les autres sachent que vous existez.

Début novembre, 17h45. Vous garez votre voiture le long d’une départementale en rase campagne pour consulter une carte. Pas de lampadaire, pas de village en vue. Vous coupez le moteur et sortez. Derrière vous, un conducteur arrive à 80 km/h. Sa portée de feux de croisement : 70 mètres. Votre voiture, grise, est garée sur le bord droit de la chaussée. Sans veilleuses, elle se fond dans l’asphalte. Avec les feux de position allumés, deux petits points rouges à l’arrière murmurent : « Il y a quelque chose ici. » Ce murmure suffit.

C’est exactement ce que font les feux de position depuis plus d’un siècle : ils chuchotent votre présence quand hurler serait inutile ou inapproprié.

Anatomie d’un murmure

Les feux de position — aussi appelés veilleuses — sont les lumières les plus discrètes de votre véhicule. Voici ce qu’ils couvrent :

  • Avant : deux feux blancs ou jaunâtres, intégrés dans les blocs optiques
  • Arrière : deux feux rouges, dans les feux arrière
  • Latéraux : sur certains véhicules, des répétiteurs ambrés sur les flancs, qui marquent la longueur du véhicule

Leur puissance ? Dérisoire. Une ampoule W5W standard consomme 5 watts. Pour comparaison, un feu de croisement halogène tire 55 watts, et même un feu diurne LED tourne autour de 10 watts. Les veilleuses consomment dix fois moins qu’un feu de croisement. Ce ne sont pas des projecteurs — ce sont des bougies.

Feux de position Feux diurnes (DRL) Feux de croisement
Puissance ~5 W (ampoule W5W) ~10 W (LED) ~55 W (halogène)
Éclairage avant Oui (très faible) Oui Oui
Éclairage arrière Oui Non Oui
Tableau de bord éclairé Oui Non Oui
Activation Manuelle (1er cran commodo) Automatique au démarrage Manuelle ou capteur
Fonction Signaler la présence Être vu de face en plein jour Voir la route ET être vu

Et c’est dans ce tableau que se cache une information que beaucoup de conducteurs ignorent : les feux de position éclairent le tableau de bord. Les DRL, non. Si votre tableau de bord est rétroéclairé mais que vous n’avez pas tourné le commodo au-delà du premier cran, vous êtes en veilleuses — pas en feux de croisement.

La hiérarchie de la lumière

L’éclairage de votre voiture fonctionne comme un escalier. Chaque marche ajoute de l’intensité, mais la première marche reste toujours allumée.

Position (le murmure) → Croisement (la conversation) → Route (le cri)

Quand vous allumez vos feux de croisement, les feux de position restent actifs. Quand vous passez en feux de route, croisement et position restent allumés. Les veilleuses sont la couche de base — elles ne s’éteignent jamais tant qu’un niveau supérieur fonctionne. Si vos feux de croisement tombent en panne à 23h sur une route de campagne, vos feux de position continuent de marquer votre véhicule. Ce n’est pas un hasard d’ingénierie — c’est une redondance de sécurité.

L’ampoule W5W utilisée dans les feux de position est l’une des ampoules automobiles les plus universelles au monde. Le même format se retrouve dans l’éclairage de plaque d’immatriculation, les veilleuses de tableau de bord, les plafonniers intérieurs et les éclairages de coffre — sur des centaines de modèles de voitures, de la Dacia Sandero à la Mercedes Classe S. Un composant à moins d’un euro qui remplit une dizaine de fonctions différentes.

Quand les utiliser — et quand ne pas s’en contenter

Le premier cran du commodo d’éclairage active les feux de position. C’est tentant de s’y arrêter : la lumière est douce, le tableau de bord s’éclaire, on a l’impression d’avoir « allumé ses phares ». Mais en réalité, vous n’éclairez rien du tout. Vous signalez votre présence, point.

Les situations où les feux de position seuls sont appropriés se comptent sur les doigts d’une main :

  • Véhicule en stationnement sur une route non éclairée (obligation légale)
  • Crépuscule ou aube pendant les quelques minutes où la visibilité est suffisante mais où les DRL ne marquent pas assez votre véhicule — fenêtre très courte avant que les feux de croisement ne deviennent nécessaires

En dehors de ces cas, les veilleuses seules ne suffisent pas. En ville la nuit, même sous des lampadaires, le Code de la route impose les feux de croisement. Certains conducteurs roulent avec les seuls feux de position en zone urbaine bien éclairée, pensant que c’est suffisant. Ce n’est pas le cas — et c’est verbalisable. L’article R416-4 est formel : dès que la visibilité est insuffisante, les feux de croisement sont obligatoires.

Rouler de nuit avec uniquement les feux de position est l’une des infractions les plus courantes et les plus dangereuses. Le conducteur se croit visible — il a bien « allumé quelque chose ». Mais 5 watts par côté ne portent qu’à quelques dizaines de mètres. Pour les véhicules qui arrivent en face à 50 km/h, votre voiture apparaît beaucoup trop tard.

L’obligation du stationnement : article R416-10

C’est la seule situation où les feux de position jouent un rôle actif et obligatoire sans aucun autre éclairage.

L’article R416-10 du Code de la route prescrit : lorsqu’un véhicule est en stationnement sur la chaussée, hors agglomération, de nuit ou par visibilité insuffisante, il doit au minimum laisser ses feux de position allumés du côté exposé à la circulation. C’est la loi. Un véhicule immobile sans éclairage sur une route de campagne dans l’obscurité est un obstacle invisible — et un obstacle invisible à 80 km/h, c’est un accident.

En pratique, la plupart des véhicules modernes ne permettent pas d’allumer les feux de position d’un seul côté. Vous laissez donc les quatre veilleuses actives, ce qui consomme environ 20 watts au total — votre batterie peut tenir des heures sans broncher.

Les feux de position sont parmi les plus anciennes obligations d’éclairage des véhicules. Avant l’automobile, les voitures à cheval portaient des lanternes à huile suspendues de chaque côté de l’attelage pour marquer leur largeur dans l’obscurité. Quand les premiers véhicules à moteur sont apparus à la fin du XIXe siècle, ils ont hérité directement de cette exigence. La technologie a changé — ampoule à incandescence, halogène, LED — mais le principe est resté identique depuis 150 ans : deux points lumineux pour dire « je suis là, et voici ma largeur ».

La confusion avec les DRL

C’est le piège moderne. Sur les véhicules récents, les feux diurnes s’allument automatiquement et produisent une lumière avant bien plus visible que les veilleuses — entre 400 et 1 200 candelas, contre à peine quelques dizaines pour les feux de position. Un conducteur qui voit ses DRL fonctionner peut se croire en règle.

Mais les DRL ont trois angles morts critiques :

  1. Pas d’éclairage arrière — votre arrière est invisible
  2. Pas de rétroéclairage du tableau de bord — aucun repère visuel pour le conducteur
  3. Pas de feux latéraux — votre largeur n’est pas signalée

Les feux de position, eux, cochent ces trois cases. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils restent pertinents malgré l’existence des DRL : ils sont le premier niveau d’éclairage complet du véhicule — avant, arrière, côtés, tableau de bord. Les DRL ne sont qu’un éclairage partiel, pensé pour le plein jour uniquement.

5 W contre 55 W

Rapport de puissance entre un feu de position et un feu de croisement. Les veilleuses consomment onze fois moins — juste assez pour émettre une lueur perceptible, pas assez pour éclairer quoi que ce soit devant vous. Ce n’est pas un éclairage, c’est un signal.

Le témoin vert au tableau de bord

Quand vous tournez le commodo au premier cran, un symbole vert apparaît au tableau de bord : deux demi-cercles opposés avec des rayons partant de chaque côté. Ce pictogramme représente un feu émettant de la lumière vers la gauche et vers la droite — l’idée de signalement latéral, de marquage de largeur.

Ce témoin vert est votre repère le plus fiable. Vert = feux de position. Si vous tournez au cran suivant, le symbole change : un faisceau orienté vers le bas apparaît — feux de croisement. Si vous poussez le commodo vers l’avant, le témoin devient bleu — feux de route. Trois couleurs, trois niveaux, aucune ambiguïté.

Et avec les feux de position s’allume aussi le rétroéclairage de l’ensemble du tableau de bord et des compteurs. C’est un détail que votre vision périphérique capte sans y penser. Si vos cadrans sont sombres de nuit, vous n’avez activé aucun éclairage — probablement uniquement les DRL. Tableau de bord éclairé = au moins les veilleuses sont en marche.

Vérification

Rien de spectaculaire, mais c’est une question qui tombe régulièrement.

Vérification des feux de position : Tournez le commodo d’éclairage au premier cran. Descendez du véhicule. Faites le tour : vérifiez l’allumage des deux feux avant (blancs/jaunâtres) et des deux feux arrière (rouges). Contrôlez la propreté et l’état des optiques — pas de fissure, pas de terre accumulée. Remontez : le témoin vert au tableau de bord confirme l’activation.

La vérification est simple parce que les feux de position sont simples. Pas de faisceau à orienter, pas de hauteur à régler, pas de capteur à tester. Allumé ou pas, propre ou pas, intact ou pas. Trois critères.

Ce qui rend les feux de position fascinants, ce n’est pas leur technologie — c’est leur persistance. Depuis les lanternes à huile des fiacres du XIXe siècle jusqu’aux LED intégrées dans les blocs optiques des voitures de 2025, le principe n’a pas bougé d’un millimètre. Deux lumières devant, deux derrière, juste assez pour dire : je suis là. Dans un monde automobile obsédé par la puissance, la vitesse et l’intensité lumineuse, les veilleuses sont un rappel discret que parfois, murmurer suffit.

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