Examen du permis Question n°17

Vérifiez la présence de l’éthylotest.

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Se trouve généralement dans la boîte à gants. Attention : l’éthylotest n’est plus obligatoire dans le véhicule, la question peut être neutralisée.

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Question n°17 Vérifiez la présence de l’éthylotest.
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Feux de recul : fonctionnement, rôle et vérification

Comprendre le rôle des feux de recul blancs, leur fonctionnement automatique et comment les vérifier pour l'examen du permis.

Le seul feu blanc à l’arrière

Un seul feu blanc à l’arrière d’une voiture. C’est le signal le plus ambigu de toute l’automobile — il signifie deux choses opposées : soit la voiture va reculer, soit elle est en train de reculer. Le conducteur qui l’aperçoit dans un parking souterrain ne sait pas lequel des deux. Il doit deviner. Et dans un parking bondé un samedi après-midi, deviner, c’est déjà trop tard.

Tous les autres feux arrière sont rouges ou orange. Le blanc tranche. C’est voulu : il doit être visible instantanément, sans confusion possible avec un freinage ou un clignotant. Mais cette singularité crée un paradoxe — un feu unique, d’un côté seulement sur beaucoup de véhicules, qui peut signaler une intention ou une action en cours, sans que rien ne distingue les deux.

Dans un parking, un feu de recul blanc est le seul avertissement que vous recevrez. Pas de bruit moteur audible à travers les vitres fermées, pas de mouvement perceptible dans les premières millisecondes. Juste une lumière blanche, du mauvais côté de la voiture, que vous devez interpréter en une fraction de seconde pendant que vous cherchez une place.

Le contacteur de marche arrière

Le mécanisme est d’une simplicité presque archaïque. Sur la boîte de vitesses — manuelle ou automatique — un petit contacteur est vissé dans le carter. C’est un interrupteur étanche, pas plus gros qu’une bougie de préchauffage, dont la tige dépasse légèrement à l’intérieur du boîtier.

Quand vous engagez la marche arrière, un des pignons ou la tringlerie de sélection vient appuyer sur cette tige. Le contact se ferme, le circuit s’alimente, le feu s’allume. Quand vous quittez la marche arrière, le ressort repousse la tige, le circuit s’ouvre, le feu s’éteint. Aucune électronique. Aucun capteur sophistiqué. Un ressort, une tige, deux fils.

C’est exactement le même principe que le contacteur de feu stop derrière la pédale de frein — sauf que celui-ci est plongé dans l’huile de boîte de vitesses depuis des années. L’environnement est hostile : chaleur, vibrations, huile usagée chargée de particules métalliques. Quand le contacteur s’oxyde ou que son joint laisse fuir de l’huile le long du câblage, le feu de recul cesse de fonctionner. Et comme pour les feux stop, aucun voyant au tableau de bord ne vous prévient.

Le contacteur de marche arrière coûte entre 5 et 20 euros selon le véhicule. C’est l’une des pièces les plus accessibles de la boîte de vitesses — souvent remplaçable avec une simple clé, sans démontage lourd. Mais sa position, baignée dans l’huile de transmission, en fait aussi l’une des premières à souffrir de corrosion. Sur les véhicules de plus de dix ans, c’est la cause numéro un d’un feu de recul en panne.

Un seul suffit — et c’est la loi

Regardez l’arrière des voitures autour de vous. Certaines ont deux feux de recul blancs, symétriques, intégrés dans les blocs optiques. D’autres n’en ont qu’un seul, souvent à gauche. Ce n’est pas une économie de constructeur négligent — c’est parfaitement réglementaire.

La directive européenne (règlement UNECE R23) impose un minimum d’un feu de recul et un maximum de deux. Un seul suffit. Et beaucoup de constructeurs s’en tiennent au minimum, pour une raison technique précise : le feu de recul partage souvent son emplacement avec le feu de brouillard arrière. Or le feu de brouillard arrière, lui aussi, n’est obligatoire qu’en un seul exemplaire. Sur les véhicules compacts, il n’y a tout simplement pas la place pour loger les deux dans chaque bloc optique.

Le résultat : un feu de brouillard arrière d’un côté, un feu de recul de l’autre. Asymétrie assumée, homologuée, légale.

Caractéristique Feu de recul Feu de brouillard arrière
Couleur Blanc Rouge
Nombre obligatoire 1 (max 2) 1 (max 2)
Activation Automatique (marche arrière) Manuelle (commodo)
Puissance typique 21 W (P21W) 21 W (P21W)
Visible par le conducteur Non (arrière) Non (arrière)
Position fréquente Bloc optique gauche Bloc optique droit (ou l’inverse)

1, pas 2

La réglementation européenne n’exige qu’un seul feu de recul. C’est pourquoi environ la moitié des véhicules en circulation n’en ont qu’un — généralement côté gauche, pour être plus visible du trafic venant de la gauche dans les pays à conduite à droite.

Le danger du parking

Sur autoroute, le feu de recul ne sert presque jamais — on ne recule pas à 130 km/h. Son terrain, c’est le parking, la manoeuvre, la marche arrière sur une route étroite. Et c’est précisément dans ces situations à basse vitesse que les accidents sont les plus sournois.

En France, les accidents en marche arrière représentent une part significative des sinistres déclarés en parking. La majorité impliquent un piéton — souvent un enfant, dont la taille le place en dessous de la ligne de vision du rétroviseur et de la lunette arrière.

Le feu de recul est le premier signal d’avertissement pour le piéton. Avant le mouvement du véhicule, avant le bruit du moteur (souvent inaudible dans un parking couvert), la lumière blanche s’allume. Un piéton attentif s’arrête. Un piéton distrait — téléphone en main, écouteurs sur les oreilles — ne voit rien.

C’est pourquoi les constructeurs ont ajouté le radar de recul (signaux sonores) puis la caméra de recul (obligatoire sur les véhicules neufs en Europe depuis juillet 2024). Le feu de recul seul ne suffit pas à protéger les piétons — il prévient ceux qui regardent, pas ceux qui ne regardent pas.

Les premiers feux de recul sont apparus aux États-Unis dans les années 1920, mais ils ne sont devenus obligatoires qu’en 1967 sur les voitures américaines. En Europe, l’obligation est arrivée encore plus tard — dans les années 1970 selon les pays. Avant cela, reculer de nuit était une affaire de klaxon et de bonne foi.

Blanc, et uniquement blanc

La couleur blanche du feu de recul n’est pas un choix esthétique. C’est un impératif de lisibilité instantanée. À l’arrière d’un véhicule, tout est rouge ou orange : feux de position, feux stop, clignotants, feu de brouillard. Le blanc crée une rupture visuelle immédiate. Le cerveau du conducteur ou du piéton n’a pas besoin de décoder — il voit du blanc là où il attend du rouge, et il comprend : cette voiture recule.

C’est aussi la raison pour laquelle le blanc est strictement réservé à l’arrière du véhicule pour le feu de recul et l’éclairage de plaque. Tout autre feu blanc à l’arrière serait une source de confusion — et le Code de la route l’interdit. Un feu de position blanc à l’arrière ferait croire qu’un véhicule vient vers vous alors qu’il s’éloigne. Le système repose sur un code couleur rigide : blanc devant, rouge derrière, orange pour les changements de direction.

Un feu de recul qui reste allumé en permanence — contacteur défaillant bloqué en position fermée — est un danger réel. Les autres conducteurs pensent que le véhicule est en marche arrière alors qu’il roule normalement vers l’avant. En parking, cela provoque des hésitations, des freinages inutiles et des accrochages. Si votre feu de recul reste allumé hors marche arrière, le contacteur est en cause et doit être remplacé immédiatement.

Vérifier le feu de recul

Comme le feu stop, le feu de recul est un feu que vous ne voyez jamais depuis votre siège. Il est derrière vous et ne s’allume que lorsque la boîte est en marche arrière — une situation où vos yeux sont occupés ailleurs.

Deux méthodes pour le vérifier seul :

La méthode du mur. Garez-vous en marche arrière, proche d’un mur ou d’une surface claire. Moteur allant, embrayage enfoncé, passez la marche arrière sans relâcher l’embrayage (le véhicule ne bouge pas). Regardez dans le rétroviseur intérieur : le mur doit s’illuminer en blanc. De nuit, c’est évident. De jour, il faut un peu d’attention.

La méthode du tour du véhicule. Serrez le frein à main, démarrez le moteur, engagez la marche arrière. Descendez et faites le tour. Le feu blanc doit être allumé. Vérifiez sa propreté, l’absence de fissure dans l’optique, l’intensité de la lumière. Si votre véhicule a deux feux de recul, les deux doivent fonctionner.

« Vérifiez le fonctionnement du feu de recul et expliquez son rôle. » Démarrez le moteur, serrez le frein à main, engagez la marche arrière. Descendez du véhicule et constatez à l’arrière que le feu blanc est allumé. Rôle : avertir les autres usagers (conducteurs et piétons) que le véhicule s’apprête à reculer ou est en train de reculer. Mentionnez que ce feu s’active automatiquement quand la marche arrière est engagée — il n’y a pas de commande manuelle. Précisez la couleur : blanc, pour le distinguer immédiatement des feux rouges arrière.

Le signal qu’on ne contrôle pas

Le feu de recul a quelque chose d’unique parmi tous les dispositifs lumineux du véhicule : vous ne décidez jamais de l’allumer. Il s’allume parce que vous avez engagé une vitesse. Vous ne le voyez pas, vous ne le contrôlez pas, vous ne pouvez même pas vérifier son fonctionnement en roulant.

Et pourtant, dans un parking à 18 heures un vendredi soir, quand quarante voitures cherchent dix places, ce petit feu blanc de 21 watts est le seul indice qu’un piéton a pour savoir que deux tonnes de métal sont sur le point de se mettre en mouvement vers lui. Un contacteur à 15 euros, vissé dans le carter d’une boîte de vitesses, relié à une ampoule qu’on ne regarde jamais — et toute la sécurité de la manoeuvre repose dessus.

Vérifiez-le. De temps en temps, garez-vous contre un mur, passez la marche arrière, et regardez si le blanc apparaît dans votre rétroviseur. Cinq secondes. C’est tout ce qu’il faut pour savoir que le signal fonctionne — celui que vous ne voyez jamais, mais que tout le monde autour de vous attend.

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