Examen du permis Question n°46

Avec l’assistance de l’accompagnateur, contrôlez l’état, la propreté et le fonctionnement du ou des feux stop.

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Question n°46 Avec l’assistance de l’accompagnateur, contrôlez l’état, la propreté et le fonctionnement du …
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Feux stop : fonctionnement, vérification et rôle dans la sécurité

Comment fonctionnent les feux stop, pourquoi la LED change la donne, le troisième feu stop et ce que l'examinateur attend à l'examen du permis.

36 mètres pour une ampoule

Autoroute, 130 km/h, temps sec. Le véhicule devant vous freine. Votre cerveau perçoit la lumière rouge, interprète le signal, envoie l’ordre à votre pied droit, qui quitte l’accélérateur, se déplace vers la pédale de frein et l’enfonce. Temps total : environ une seconde. Une seconde pendant laquelle votre voiture parcourt 36 mètres sans ralentir.

C’est le temps de réaction incompressible. On ne peut pas le réduire — la biologie ne négocie pas. Mais on peut le déclencher plus tôt.

Un feu stop à LED s’allume 200 millisecondes avant une ampoule à incandescence. 200 ms à 130 km/h, c’est 7,2 mètres. Sept mètres de marge entre un freinage maîtrisé et un pare-chocs enfoncé. Toute la différence tient dans une ampoule — son type, son état, sa propreté.

Personne ne choisit quand freiner d’urgence. Mais le conducteur qui roule derrière vous dépend, littéralement, de la qualité de vos feux stop pour ne pas vous percuter. C’est l’un des rares équipements du véhicule qui ne vous protège pas vous — il protège les autres.

Un interrupteur, un circuit, une lumière

Le feu stop est d’une simplicité presque brutale. Derrière la pédale de frein, fixé sur le support, se trouve un petit contacteur — un interrupteur mécanique, rien de plus. Quand votre pied enfonce la pédale, la tige du contacteur se relâche, le circuit se ferme, les feux s’allument. Quand vous relâchez, le ressort repousse la tige, le circuit s’ouvre, les feux s’éteignent.

Pas de commande manuelle. Pas de bouton. Pas de sélection au commodo. Les feux stop sont le seul dispositif lumineux du véhicule que le conducteur ne peut pas contrôler directement — ils obéissent exclusivement à la pédale.

Ce contacteur coûte entre 10 et 30 euros selon le véhicule. Quand il tombe en panne, les feux stop restent éteints en permanence — ou allumés en permanence, selon la nature de la défaillance. Les deux cas sont dangereux : dans le premier, personne ne sait que vous freinez ; dans le second, personne ne sait que vous ne freinez pas.

Le contacteur de feu stop fait partie des pièces les plus sollicitées de la voiture. Un conducteur urbain freine en moyenne 200 à 300 fois par jour. Sur un trajet domicile-travail de 10 ans, ce contacteur aura ouvert et fermé le circuit plus d’un demi-million de fois.

L’ampoule traditionnelle : 21 watts et un filament fragile

L’ampoule de feu stop standard est une P21W : 21 watts, culot à baïonnette, verre clair derrière un cabochon rouge. C’est la même puissance qu’une ampoule de clignotant (la PY21W, avec le « Y » pour Yellow), mais sans teinte dans le verre — la couleur rouge vient du feu lui-même.

Le filament de tungstène met environ 200 millisecondes à chauffer et atteindre sa pleine luminosité. Un cinquième de seconde. Imperceptible dans la vie quotidienne — mais pas à 130 km/h.

Le problème du filament ne s’arrête pas au délai d’allumage. Chaque cycle chauffe/refroidissement fragilise le tungstène. Les vibrations de la route fatiguent le métal. Et la crasse s’accumule : projections de boue, poussière de plaquettes de frein, résidus de gaz d’échappement. Un feu stop couvert de saleté peut perdre 30 à 40 % de son intensité lumineuse sans que le conducteur ne s’en aperçoive — parce qu’il ne le voit jamais.

Caractéristique Incandescent (P21W) LED
Délai d’allumage ~200 ms < 5 ms
Durée de vie ~1 000 heures ~25 000 heures
Consommation 21 W 2-5 W
Distance gagnée à 130 km/h référence +7,2 m
Coût de remplacement 2-3 € 50-300 € (module)
Remplacement par le conducteur Oui Rarement

LED : la physique au service des millisecondes

Une diode électroluminescente n’a pas de filament à chauffer. Le passage du courant produit de la lumière directement, par un phénomène quantique — la recombinaison d’électrons dans un semi-conducteur. L’allumage est quasi instantané : moins de 5 millisecondes.

Ce n’est pas un détail esthétique. Refaisons le calcul, parce que les chiffres méritent d’être posés clairement.

À 130 km/h, un véhicule parcourt 36,1 mètres par seconde. Chaque milliseconde compte pour 3,6 centimètres. Les 200 ms d’avance d’une LED sur une ampoule classique représentent donc 7,2 mètres. Sept mètres pendant lesquels le conducteur derrière vous a déjà reçu le signal, a déjà commencé à lever le pied, a peut-être déjà commencé à freiner.

À 50 km/h en ville, l’avantage se réduit à 2,8 mètres. C’est la longueur d’une place de stationnement. Suffisant pour qu’un véhicule qui roulait trop près évite le contact.

200 ms = 7,2 m

L’avantage d’un feu stop LED sur autoroute. C’est aussi la raison pour laquelle les constructeurs ont adopté les LED d’abord sur les feux stop, avant les phares ou les clignotants — le gain de sécurité y est le plus mesurable.

Le troisième oeil : CHMSL

Regardez l’arrière de n’importe quelle voiture produite après 1998 en Europe. Au-dessus des deux feux stop classiques, au niveau de la lunette arrière ou au sommet du hayon, il y a un troisième feu rouge. C’est le CHMSLCenter High-Mounted Stop Light, feu stop surélevé central.

L’idée est née d’un constat simple : les deux feux stop classiques, intégrés aux blocs optiques arrière, sont positionnés bas — au niveau du pare-chocs. Si un camion ou un SUV roule derrière vous, le conducteur regarde par-dessus votre coffre. Les feux classiques sont en dessous de son champ de vision naturel. Il les perçoit en vision périphérique, pas en vision directe.

Le CHMSL est placé à hauteur des yeux du conducteur suivant. Le signal arrive en vision centrale, pas périphérique. Le cerveau le traite plus vite. Le temps de réaction diminue.

Les États-Unis ont imposé le troisième feu stop dès 1986, après une étude massive menée par la NHTSA sur 8 000 taxis à Washington D.C. Les résultats étaient spectaculaires : 50 % de réduction des collisions par l’arrière dans le groupe test. Quand le dispositif s’est généralisé et que tous les véhicules en ont été équipés, l’effet s’est stabilisé autour de 25 % de réduction — les conducteurs s’étant habitués au signal. L’Europe a suivi douze ans plus tard, en 1998.

Aujourd’hui, le CHMSL est presque toujours à LED, même sur les véhicules dont les feux stop principaux restent à incandescence. Il combine deux avantages : position haute et allumage instantané.

Le piège du brouillard arrière

Votre feu de brouillard arrière est un feu rouge de 21 W — exactement la même puissance et la même couleur qu’un feu stop. Quand vous le laissez allumé par beau temps ou sous la pluie (ce qui arrive bien plus souvent qu’on ne le croit), le conducteur derrière vous voit en permanence un feu rouge intense à l’arrière de votre voiture.

Et quand vous freinez ? Il ne perçoit aucune différence. Le signal de freinage disparaît dans le bruit visuel du brouillard arrière. Votre feu stop, ce dispositif critique qui donne au suiveur sa seule seconde de réaction, devient invisible par saturation.

Le feu de brouillard arrière ne doit être utilisé que lorsque la visibilité descend sous 50 mètres. L’éteindre dès que les conditions s’améliorent n’est pas qu’une question de courtoisie — c’est une question de sécurité. Tant qu’il est allumé, il masque vos freinages.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le code de la route est strict sur l’utilisation du brouillard arrière : mal utilisé, il ne vous protège pas — il met en danger la personne derrière vous.

Vérifier sans complice

Le problème évident des feux stop : vous ne les voyez jamais en fonctionnement normal, puisqu’ils sont derrière vous et ne s’allument que quand votre pied est sur la pédale.

Deux méthodes simples, sans avoir besoin d’un passant coopératif :

La méthode du reflet. Garez-vous en marche arrière, proche d’un mur clair, d’une vitrine ou d’une porte de garage. Appuyez sur la pédale de frein. Regardez dans le rétroviseur intérieur : la surface derrière le véhicule doit s’éclairer en rouge. Les trois feux (gauche, droite, CHMSL) doivent s’allumer. De nuit, le reflet est évident. De jour, il faut chercher un peu.

La méthode mécanique. Posez un manche à balai, un sac lourd ou tout objet qui maintient la pédale enfoncée. Descendez et faites le tour. Vérifiez les trois feux, leur propreté, l’absence de fissure dans les optiques, l’intensité (une ampoule en fin de vie brille plus faiblement).

« Vérifiez le fonctionnement des feux stop et expliquez leur rôle. » Demandez à l’examinateur (ou à un accompagnant) d’appuyer sur la pédale de frein. Faites le tour arrière du véhicule : les deux feux stop latéraux et le troisième feu central doivent s’allumer simultanément. Rôle : alerter les conducteurs suivants que le véhicule freine, leur donner le temps de réagir. Mentionnez la propreté des optiques et l’état visuel des ampoules.

Quand un feu stop meurt

Contrairement aux clignotants, un feu stop grillé ne produit aucun signal d’alerte au tableau de bord sur la majorité des véhicules. Pas de changement de rythme, pas de voyant, pas de bip. Certaines voitures récentes affichent un message, mais ce n’est pas la norme.

Vous pouvez rouler des semaines avec un feu stop en panne sans le savoir. Le conducteur derrière vous, lui, le sait — il voit un seul côté s’allumer, ce qui ressemble à un clignotant, pas à un freinage. Le signal devient ambigu, et l’ambiguïté sur la route tue.

Un feu stop défaillant est un défaut majeur au contrôle technique, entraînant une contre-visite. C’est aussi une infraction au Code de la route (article R313-2) : éclairage non conforme, passible d’une contravention de 3e classe — 68 euros d’amende.

Sur les véhicules à ampoule P21W, le remplacement prend littéralement deux minutes : ouvrir le hayon ou le coffre, dévisser le porte-ampoule depuis l’intérieur du bloc optique, retirer l’ampoule grillée, insérer la neuve, revisser. Pas d’outil. Coût : moins de 3 euros. C’est l’une des réparations les plus simples et les plus rentables en termes de sécurité.

Le composant invisible

Le feu stop ne fait rien de spectaculaire. Il n’éclaire pas la route, ne signale pas une intention, ne prévient pas d’un danger extérieur. Il fait une seule chose : il dit au conducteur derrière vous que vous êtes en train de ralentir. Un message binaire — frein enfoncé ou frein relâché — transmis à la vitesse de la lumière.

Mais cette simplicité est trompeuse. Un feu stop qui fonctionne parfaitement — propre, brillant, instantané — donne au suiveur une seconde complète pour réagir. Un feu stop encrassé, grillé ou masqué par un brouillard arrière mal utilisé lui vole cette seconde. Et à 130 km/h, une seconde volée, c’est 36 mètres de tôle froissée.

Vérifiez-les. Nettoyez-les. Remplacez l’ampoule grillée le jour même. Ce n’est pas votre vie que vous protégez — c’est celle du conducteur qui vous fait confiance sans le savoir.

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